L’AAPPMA de Bram, présidée par Henri Pasin, gère notamment deux gravières (plans d’eau) situées à proximité de la commune : elles portent les noms de « Cap de Porc » et « Buzerens ». Sur la première, la réglementation générale de la seconde catégorie s’applique (cf. guide piscicole 2010). La gravière de « Buzerens », elle, est à la fois un parcours de pêche de nuit spécifique pour la carpe et un parcours « no-kill » toutes espèces. La pêche au poisson mort ou au vif y est interdite.
29 et 30 décembre 2009 - Pêche de la carpe de nuit.
Jérôme Caujolle, Marcellin Giro et Sébastien Julia.
Marcellin et Jérôme sont deux pêcheurs audois qui habitent respectivement Cépie et Pieusse. Agés de 27 ans, ils sont tous les deux férus de pêche (carpe et silure en particulier). Depuis l’adolescence ils s’adonnent assidûment à cette discipline qu’est la pêche de la carpe. L’un de leurs nombreux terrains de jeu favori est le fleuve Aude. Dans les environs de Limoux ils le connaissent dans les moindres recoins ! Ils pêchent régulièrement dans d’autres départements du sud, également en Espagne.
Une ou deux fois par an ils font une session « carpe de nuit » sur les gravières de Bram. Cette année, c’est en plein hiver qu’ils ont choisi de tenter leur chance sur ce parcours durant deux jours de pêche. Rendez-vous était donné le mardi 29 décembre 2009 dans l’après-midi. Ils étaient accompagnés de Sébastien Julia (président de la « société de pêche » de Belvèze du Razès) auquel ils ont transmis le virus de cette discipline.
Durant la première nuit, ils prirent 5 poissons, tous calibrés autour de 5kg. Tous les départs se sont produits sur les cannes de Jérôme et uniquement pendant la nuit. Le lendemain, dans la journée : aucune touche.
Le mercredi soir, alors que le soleil est couché depuis un bon moment, Jérôme ouvrait le bal avec une petite carpe de 3 kg. Vers 21h45, un détecteur de touche retentit à nouveau et Jérôme ferre un autre poisson qui lui offrira un joli combat. A la bascule : 13 kg. Voilà qui commence plutôt bien pour la seconde nuit au bord de l’eau. Deux heures plus tard, c’est Marcellin qui mettait « au sec » un deuxième poisson d’un poids de 14,5 kg. Pendant la nuit, ils prirent une carpe supplémentaire de 5kg et une petite d’1,5kg.
Question de stratégie :
Le poste de Jérôme était à l’évidence le plus fructueux, puisqu’il permettra de pêcher 9 poissons sur les 10 totalisés.
Deux de ses quatre cannes étaient positionnées sur un amorçage effectué en pleine eau et deux autres cannes étaient dédiées à la pêche de bordure. Le premier soir Jérôme avait déposé un montage en bordure, sur le bas de la « cassure ». Puis un second dans la pente. Les deux premiers poissons, le mardi soir, succombèrent aux appâts présentés en bas de la cassure (à environ 3 mètres de profondeur). Celui placé dans la pente n’étant point « pêchant », il a décidé de le déplacer sur une autre bordure.
Pourquoi une autre bordure et non pas la même ! Deux montages positionnés relativement proches sur une même bordure augmentent la quantité des vibrations de la tresse dans l’eau. Et un départ sur une canne risque fortement d’engendrer un emmêlement avec la seconde. En terme de discrétion cela serait donc relativement moyen. Qui plus est, lorsqu’on pêche de la sorte en bordure, il faut chausser les « waders » pour emmener la ligne à la main en se déplaçant le long de la berge. C'est-à-dire que l’un des deux pêcheurs tient la canne pendant que l’autre longe la berge, en marchant dans l’eau si nécessaire, pour dérouler le fil. Une fois arrivé à l’endroit choisi, il dépose délicatement le montage. S’il fallait repositionner les deux montages à chaque fois à cause des emmêlements, non seulement ce serait contraignant, mais en plus cela multiplierait par deux les bruits en bordure pour aller déposer la ligne. Ainsi, selon Jérôme et Marcellin, une canne qui pêche bien sur un poste c’est plus efficace que deux qui se marchent sur les pieds !
Et d’ailleurs, la seconde canne judicieusement positionnée sur une autre bordure aura rapporté le poisson de 14,5 kg !!!
Les deux compères ne choisissent pas au hasard l’endroit où le montage est déposé. Jérôme a remarqué une accumulation de feuilles sur le fond à un endroit donné, alors que le reste de la bordure est relativement dégagé. L’idée c’est que, peut-être, la nourriture naturelle des carpes pourraient également avoir tendance à se concentrer là (de la même manière que les feuilles sur le fond).
Pour cette stratégie de pêche, inutile de se ruiner en appâts. Seules une dizaine de bouillettes sont jetées sur un petit périmètre pour tenter de fixer l’attention du poisson sur cette zone. La bouillette qui est reliée à l’hameçon se voit adjoindre un petit sac soluble dans l’eau, lequel contient deux ou trois autres appâts dont un ou deux sont concassés afin d’intensifier l’attractivité des arômes.
Le montage gagnant était un montage dit « tricheur », c’est à dire constitué de deux esches sur le même « cheveu » : une bouillette (en l’occurrence « probiotic Starbaits ») + une graine (noix tigrée).
Cette pêche de bordure fut la clef du succès de cette partie de pêche hivernale ! Sur les 10 poissons, 6 ont pu être leurrés par les appâts placés près de la berge (à 3 mètres du bord environ).
NB : Jérôme Caujolle et Marcellin Giro font tous les deux partie de la dynamique société de pêche du scion barbairanais flouréen présidée par Antoine Gonzales, association rattachée à l’UPA (AAPPMA* dont le siège social est situé à Trèbes).
* AAPPMA (Association Agréée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique)
Grâce à l’investissement d’Henri Pasin, président de l’association de pêche de Bram, une troisième gravière pourrait bien ouvrir à la pêche sur cette commune. Elle serait alors gérée conjointement avec l’AAPPMA d’Alzonne… plus d’infos prochainement !
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Voici les suivis « no-kill » réalisés par l'AAPPMA de Bram :
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