Fin décembre, Yannick me proposait une journée de pêche à la mouche en réservoir. Voilà une proposition qui, pour moi, ne se refuse d’aucune façon ! Même si, a priori, la technique en elle-même ne me passionne guère (je veux parler de la pêche en réservoir, et non de la pêche à la mouche)… voir Yannick à l’œuvre est toujours un véritable régal ! Le samedi 27 décembre 2008, nous sommes donc montés dans la vallée de l’Hers aux confins de l’Ariège et de l’Aude. A Camp-Cayroles précisément (situé en pays ariégeois).
Il faut de suite préciser pour les néophytes, que par "pêche en réservoir" on entend tout simplement pêche sur un plan d'eau par opposition à la pêche en rivière. Et que, nécessairement, cette pêche se pratique en "no-kill". Sans cela, il faudrait remettre des poissons continuellement durant l'année ! Des poissons fraîchement sortis de la pisciculture ne présenteraient plus grand intérêt pour cette discipline de pêche. Ils seraient trop faciles à prendre. Les truites arc-en-ciel qui peuplent ces "réservoirs", généralement de belle taille, peuvent être particulièrement difficiles à leurrer. Car, plus elles sont âgées plus elles sont méfiantes (comme tout autre poisson dans le milieu naturel d'ailleurs). Et c'est justement dans cette difficulté que réside tout l'intérêt de la pêche en réservoir.
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Arrivés vers 10h30 sur place, la première heure de pêche fut la plus difficile. Yannick avait monté deux cannes avec des montages différents. Il insista un bon moment sur le même poste, en pêchant des poissons à vue. L'eau étant très claire, les poissons sont facilement repérables. Pour autant, ils ne montrèrent que bien peu d'intérêts aux leurres qui passaient devant leur nez. Mais c'est sans compter sur la persévérance de Yannick... et sur sa maîtrise d'un panel de techniques diversifiées (chironome, pêche au flotteur, au booby, en sèche, au streamer...). Il s'agit là de tout un arsenal qui permet vraiment de faire la différence lorsqu'on en maîtrise les subtilités.
Après quelques décrochés et/ou fausses touches, Yannick pique un premier poisson au bout d'une heure de pêche. Après quoi ce fut un festival tout au long de la journée, dans des conditions de pêche pourtant particulièrement difficiles en ce mois de décembre. Un pêcheur comme Yannick change constamment de technique pour s'adapter au poisson qu'il tente de leurrer. La rapidité d'exécution et cette faculté d'adaptation font partie des clés de la réussite. Cela est véritablement fascinant à observer. Sur cette journée, il a enregistré 14 poissons (les onze premiers en photos ci-dessous) !
Yannick Rivière est guide de pêche professionnel sur le département de l’Aude.
Il propose différents types de prestations (pêche à la mouche, mais aussi pêche aux leurres en bord de mer). |
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Et, excusez du peu, en 2009 Yannick intègre désormais l’équipe de France A de pêche à la mouche. Lorsqu’on sait le niveau de l’équipe de France à l’international, on prend toute la mesure du talent de Monsieur Rivière !
Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à consulter son site Internet : Pescofi.fr !
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L’objectif de ce reportage, c’est de mettre en valeur un guide émérite tel que Yannick ! Mais c’est aussi une manière de montrer une pratique parfaitement méconnue du grand public : la pêche à la mouche en réservoir. Mes « a priori » personnels sur cette discipline se sont quelque peu effrités. A vrai dire, je ne m’attendais pas à autre chose en passant cette journée avec un tel pêcheur !
Malheureusement, pour l’instant, il n’existe aucun plan d’eau sur le département de l’Aude où l’on peut pratiquer cette discipline. Pourtant, que l’on pense développement halieutique ou développement économique, on est bien là en face d’une pratique qui répond à une demande. De nombreux pêcheurs déboursent beaucoup d’argent tout au long de l’année pour pouvoir pêcher ainsi en réservoir. Le développement de ce type d’offre par une AAPPMA n’est nullement impossible… avec une valeur ajoutée qui correspond à l’esprit d’une association de pêche agréée : l’accessibilité au plus grand nombre. Il existe suffisamment de plans d’eau « non exploités » sur le département pour que de tels projets puissent voir le jour dans les années à venir…
Quelques photos en action de pêche :