Mardi 8 décembre 2009, Institut Saint-Joseph (Limoux)

Trois élèves participaient à un alevinage avec l’AAPPMA de Lézignan…

 

Dans le cadre de leurs études, les élèves lycéens de l’Institut Saint-Joseph (classe de B.E.P.A. travaux forestiers) doivent réaliser un « Projet d’Utilité Sociale ». Ils sont relativement libres concernant le choix du thème qu’ils souhaitent aborder. Ainsi, trois d’entre eux ont voulu participer à un alevinage aux côtés d’une association de pêche. Par la suite, ils devront réaliser un exposé auprès des autres élèves de la classe afin d’expliquer le fonctionnement d’une telle opération.

Alaric, Mickaël et Clément se sont rapprochés de l’AAPPMA* de Lézignan via son président, Claude Raynaud. Ce dernier, toujours enclin à soutenir ce genre d’initiative, les a invités à participer à un alevinage en truitelles (fario) dans les Corbières.

 

AAPPMA = Association Agréée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique

Le lieu de rendez-vous était fixé au Pont d’Orbieu dans les Corbières. Claude Raynaud et son équipe de bénévoles, issus des différentes sociétés de pêche locales, constitua plusieurs groupes de deux ou trois personnes. Chaque groupe se voit attribué un territoire bien déterminé pour effectuer l’alevinage. Le pisciculteur dispatche les truitelles dans des sacs d’eau oxygénée. Quelques centaines de truitelles sont ainsi confiées à nos trois lycéens et à leur professeur.

 

 

 

Les truitelles en provenance de la pisciculture de Lafajole ont ainsi pu être disséminées dans différents ruisseaux des Corbières. Gilles Olive (le professeur) et Alaric (l’un des 3 élèves) connaissent la région comme leur poche, puisqu’ils en sont  tous les deux originaires. Ceci facilitait grandement les choses pour effectuer cet alevinage.

 

            L’exposé des élèves, initialement prévu afin de rendre compte de cette journée, pourrait bien se transformer en l’organisation d’une visite (pour leur classe entière) à la pisciculture de Lafajole, afin de mieux comprendre comment y sont élevés les poissons ! A suivre…

 


 

Cette opération suscite un certain nombre de questions qui dépassent largement le cadre du projet des trois élèves de l’Institut Saint-Joseph. Mais rien n’empêche de se les poser…

 

L’introduction de truitelles issues de pisciculture est-elle un bien pour la vallée de l’Orbieu ? Quelles sont les chances de survie de ces poissons une fois intégrés dans le milieu naturel ? A quel(s) objectif(s) répond ce type d’« alevinage » ? Existe-t-il des interactions positives et/ou négatives avec des espèces endémiques (barbeau méridional, écrevisses à pattes blanches…) ?

Et dans une approche qui partirait du constat de la situation écologique réelle, en passant par les possibilités d’actions de l’homme pour son éventuelle préservation et /ou amélioration, jusqu’aux répercutions sur l’activité économique (en particulier touristique) sur la vallée de L’Orbieu… les questions seraient innombrables !

 

Voilà matière à intéresser bien des élèves (mais pas seulement) qui suivent des cursus liés à l’environnement en général…

Voilà également des questions qu’une Fédération Départementale pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique et ses associations adhérentes doivent se poser… de sorte à répondre à la raison d’être qui est la leur aujourd’hui, bien au-delà de la simple gestion de la pêche.

 

Pour en savoir plus sur la vallée de l’Orbieu :

http://natura2000.environnement.gouv.fr/sites/FR9101489.html